L’honorable sénateur Jean-Guy Dagenais rend hommage à M. Alex Harper

 

DÉCLARATION FAITE AU SÉNAT - 29 NOVEMBRE 2012

 

Monsieur le président,

Sénatrices et Sénateurs,

Au cours de l’été dernier, alors que je procédais à une remise de médaille du jubilé de la Reine Élizabeth II à Montréal, j’ai fait la connaissance d’un grand Canadien dont je veux vous parler aujourd’hui.

Il s’agit de Monsieur Alex Harper… qui n’a aucun lien de parenté avec notre Très Honorable Premier ministre.

Monsieur Harper a eu un parcours de vie qui m’a particulièrement ému et a joué un rôle social prépondérant pour la sécurité des citoyens de la grande région de Montréal.

Son parcours pour être reconnu comme un citoyen canadien à part entière est plutôt particulier.

Monsieur Harper est née durant la Seconde guerre mondiale d’une mère et d’un père écossais.  Son père a été tué en France en 1940, durant la guerre à laquelle de nombreux Canadiens participaient.   En 1941, sa mère a alors fait la connaissance d’un militaire canadien du nom d’Alfred Harper, qui l’a mariée et qui a adopté Alex.

Le couple est revenu au Canada et fort de son adoption, Alex Harper a toujours cru qu’il était Canadien, une procédure supposément automatique avant 1947.

Tout jeune, Alex Harper s’est impliqué au Bureau de Commerce de Montréal, qu’on appelait à l’époque le Board of Trade of Montréal, où il a gravit tous les échelons administratifs jusqu’à la présidence.  En 1980, ses fonctions exigeaient qu’il devienne Commissaire à l’assermentation, fonction pour laquelle il a donc postulée.  C’est là qu’il a appris, quand on a refusé sa demande, qu’il n’était pas un Canadien.

Près de 35 ans après avoir mis le pied au Canada, Alex Harper a dû entreprendre de longues démarches pour retrouver des papiers d’adoption, passer les examens de l’immigration, pour finalement être reçu Canadien.

À la remise de la médaille du jubilé, c’était la première fois que Monsieur Harper racontait, au public présent, son parcours de vie pour conclure, en versant une larme, qu’il était fier d’être devenu Canadien et de recevoir la distinction que je lui remettais.

L’émotion était palpable dans la salle.

Sans savoir ça, Alex Harper était déjà pour moi un grand Canadien qui avait consacré 30 ans de sa vie au Bureau de commerce de Montréal.  C’est sous sa gouverne que l’organisme centenaire a fusionné avec la Chambre de commerce de Montréal en 1992.  C’était en quelque sorte l’unification des forces d’affaires anglophones et francophones de Montréal.

Son implication dans la vie économique et sociale du Grand Montréal a été discrète, mais grandement significative quand on parle de la création des Aéroports de Montréal, de Centraide, de la Maison des Marins, le Club Saint James ou de la gestion des déchets résiduels.

Avec le Bureau de commerce de Montréal, Alex Harper a aussi créé en 1987, Info-Crime, un pendant typiquement québécois de Crime Stopper.

Un tel organisme n’exhistait pas au Québec pour supporter nos forces policières.

Grâce à son initiative, le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (aujourd’hui, le Service de police de la Ville de Montréal) bénéficie, depuis ce temps, de programmes communautaires pour retracer les criminels et de programmes de prévention du crime.

Info-Crime a maintenant 25 ans. Monsieur Harper est devenu un imprimeur commercial… et il est encore secrétaire et directeur exécutif d’Info-Crime.

En terminant, je veux ajouter que M. Harper est marié, père de trois enfants et grand-père de six petits enfants.

Le Canada d’aujourd’hui aura toujours besoin de nouveaux Canadiens comme Alex Harper pour assurer un meilleur futur à ses citoyens.

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