Le sénateur Dagenais applaudit le changement de position de Justin Trudeau sur le Registre des armes à feu

 

Déclaration de l’honorable sénateur Jean-Guy Dagenais faite au Sénat le 5 décembre 2012

Monsieur le président, Sénatrices et Sénateurs,

À quelques jours de Noël, si Justin Trudeau voulait me faire un beau cadeau avec une belle grosse boucle rouge, je peux vous dire qu’il vient tout simplement de me combler en modifiant courageusement sa position sur le registre des armes à feu.

Cette joie que je partage avec vous est d’autant plus grande que d’autres libéraux, de toute évidence muselés par une ligne de parti, ont décidé d’emboîter le pas à la déclaration de Justin Trudeau affirmant que le Registre des armes de chasse est “inefficace”.

Tout ce beau monde qui a voté contre C-19 le printemps dernier, nous donne finalement raison.  Et je dirais même:  ME DONNE FINALEMENT RAISON.

Cette position, je l’avais énoncée quand j’étais policier.  Je l’ai soutenue quand j’ai été candidat conservateur.  Et je l’ai défendue en comité et devant cette Chambre.  Tout ça malgré le dénigrement que j’ai dû subir.  Tout ça malgré une presse, une presse surtout québécoise, que je décrirais comme généralement peu sympatique à notre position, pour ne pas dire peu objective dans ce dossier.

D’ailleurs regardez bien le sort que cette presse est en train de réserver à la nouvelle position de Justin Trudeau.

Les Conservateurs, en faisant adopter C-19, ont stoppé un gaspillage de fonds publics initié par les Libéraux et ont mis fin à la criminalisation des chasseurs et des cultivateurs de tout le pays.  Mais nous avons maintenu un registre qui permet aux services de police du pays de contrôler les armes à autorisations restreintes.

Je suis donc fier d’avoir participé à ce processus.

À cette époque, qui n’est pas si lointaine, Justin Trudeau et d’autres Libéraux ont voté contre notre projet de loi C-19.  Je suis heureux de voir qu’ils changent maintenant leur fusil d’épaule.  Je souhaite que d’autres les suivent dans cette prise de conscience.  Et ce n’est pas moi qui va les accuser de faire preuve d’électoralisme.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, j’ai aussi été ravi d’entendre l’autre candidat à la direction du Parti Libéral du Canada, Marc Garneau, soutenir en quelque sorte notre volonté que des sentences plus sévères soient imposées pour contrer la criminalité au pays, en lieu et place d’un registre coûteux et inefficace.

Les Libéraux, ou devrais-je dire certains Libéraux, sont-ils en train de constater à quel point, nous, les Conservateurs, sommes à l’écoute des préoccupations des Canadiennes et des Canadiens en matière de sécurité publique plutôt que de se laisser manipuler par des groupes de pression médiatiquement bien structurés.

Demain, 6 décembre, marquera le 23e anniversaire de la tuerie de Polytechnique à Montréal.  Comme à chaque année, nous allons continuer de nous souvenir de ces événements tragiques et de penser aux 14 malheureuses victimes et aux parents et amis qui leur ont survécu.  Je continuerai de comprendre leurs revendications, mais je vais persister dans ma démarche pour tenter de les convaincre que ce n’est pas un Registre des armes à feu adopté dans un esprit électoraliste qui va mettre les citoyens à l’abri d’actes commis par des gens troublés ou malades.

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